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dimanche 13 mars 2016

Banque d'affaires

Définition de banque d'affaires 

La banque d'affaires est un intermédiaire financier pour les entreprises concernant les opérations financières elle ne traite qu'avec des entreprises. 

Son rôle n'est pas le financement de l'entreprise contrairement aux banques d'investissement et de financement. Elle est chargée de monter les dossiers concernant les introductions en bourse, les augmentations de capital, émission de dettes. 

Toutes ces opérations sont donc lié au domaine de la bourse, la plupart de ces entreprises clientes étant cotées en bourse. Mais, ce n'est pas forcement le cas. Elle peut par exemple traiter le dossier d'une acquisition entre deux sociétés non cotées. Ses revenus sont donc uniquement des commissions prises sur la préparation juridique et financière de ces opérations. L'entreprise a recourt à la banque d'affaire car ce type d'opération est complexe et demande une expertise importante ainsi que de solides connaissances que l'entreprise n'a pas forcement. 

Chaque opération est unique et s'adapte aux besoins de la société, à ses caractéristiques. Pour une introduction en bourse, la banque peut par exemple garantir que les titres soient distribués dans leur intégralité, en garantissant l'opération. 

La banque est alors garant de la bonne fin de l'opération et les titres non distribués sont souscrit par la banque. Bien sur, cette garantie à un coût supplémentaire pour l'entreprise. Hors de cette garantie, la banque peut aussi prendre des participations dans certaines société, ce qui aide la société à se développer et permet par ailleurs à la banque de spéculer et de faire d'éventuelles plus valus. 


 Activités :
L’expression “Banque d’Affaires” recouvre en fait une grande diversité de métiers de conseil financier aux entreprises. Le banquier d’affaires conseille les entreprises sur des questions diverses allant du financement de leur activité (émission obligataire, entrée en bourse, augmentations de capital) à la structuration de leurs opérations de croissance externe (fusions, acquisitions). Le banquier d’affaires est mis dans le secret des décisions stratégiques de l’entreprise et la suit tout au long de son mandat. La banque se rémunère en prélevant un pourcentage du volume de la transaction opérée. Cet article a pour objectif de présenter brièvement les différents métiers de la Banque d’Affaires, également appelée Investment Banking.

A.                Le M&A :

Mergers and Acquisitions, soit en français Fusions et Acquisitions. Les équipes de M&A sont chargées de conseiller leurs clients sur des opérations de fusions, d’acquisitions, ou de cessions. C’est un métier de conseil financier avec une forte dimension stratégique: le banquier en M&A est force de proposition sur les opérations de croissance externe de son client. Le banquier en fusions-acquisitions partagera son temps entre l’exécution des transactions pour lesquelles il détient un mandat et les propositions de nouvelles opportunités d’acquisitions (pitch) auprès de ses clients. Le prestige associé à la position est très important, et le M&A est souvent considéré comme la voie royale de la banque d’affaires. Le banquier est au coeur des décisions stratégiques de son client, et à ce titre ses interlocuteurs privilégies sont les plus hauts décisionnaires des entreprises: CEO et CFO. En termes d’horaires de travail, ce métier requiert un investissement très important: il est nécessaire d’être disponible à n’importe quel moment afin de réagir rapidement à une exigence du client.

B.                L’ECM :

Equity Capital Market. Les équipes d’ECM sont chargées de conseiller leurs clients sur des opérations d’introduction en bourse ou d’augmentation de capital. C’est un métier de conseil financier lié au financement par émission d’actions. De manière logique ce métier est davantage lié au marché financier que celui de M&A, ce qui se traduit par moins de travaux de valorisation et davantage de travail d’analyse du marché et de marketing auprès des investisseurs. En termes d’horaires de travail, ce métier demande un investissement personnel important mais reste en général moins prenant que le M&A.

C.                 Le DCM :

Debt Capital Market. Les équipes de DCM sont chargées de conseiller leurs clients sur des opérations d’émission de dette. C’est un métier de conseil financier lié au financement par émission d’obligations. Egalement lié au marché, ce métier requiert une veille constante du marché obligataire afin de déterminer pour son client le moment opportun pour une émission obligataire au meilleur taux. En termes d’horaire de travail, ce métier requiert un investissement important: la journée de travail démarre plus tôt, car il est nécessaire de suivre le marché dès l’ouverture.

D.               Le Financement Structuré :

Les équipes de Financement Structuré, ou Structured Finance, sont chargées d’accompagner leurs clients sur des opérations de financement de projets d’investissements (infrastructures, export…). Ce financement s’appuie sur des instruments obligataires adossés à des actifs liés au projet d’investissement, d’où son appellation de financement structuré. En général, ces équipes se regroupent par métier et on trouvera souvent au sein d’une banque une équipe de Financement Structuré “Aircraft”, “Infrastructure”, ou d’autres domaines dans lesquels la banque a une expertise.

E.                Le Leveraged Finance:

Les équipes de Leveraged Finance sont chargées de l’origination, de la structuration et de l’exécution d’émission de dette bancaire et mezzanine (“junk bonds”) pour leurs clients. En cela, le métier est différent du DCM qui traite uniquement de la dette obligataire émise sur les marchés. Ce type d’équipe intervient sur des transactions de type LBO (Leveraged Buy Out), sur des restructurations ou sur des refinancements. Le rythme de travail est très intense également, particulièrement lorsque l’équipe intervient sur une transaction. Il reste en général moins effréné qu’en M&A. On observe donc une grande diversité des métiers au sein de la Banque d’Affaires.

Banques d'affaires en chiffres: " cas du secteur Bancaire Français " 

D’après les chiffres préliminaires de Thomson Reuters, la banque Rothschild se maintient à la tête du classement des banques d’affaires dans les fusions-acquisitions bouclées au 21 décembre 2015 et impliquant une partie française. Sur l’année, la banque a dégagé 214,3 millions de dollars de revenus en conseillant des transactions, soit une part de marché de 10,6 %.
Goldman Sachs affiche une belle progression sur un an, passant de la sixième place en 2014 à la deuxième en 2015. BNP Paribas descend d’un cran, à la troisième place. Morgan Stanley est stable à la quatrième. Lazard perd deux places, à la cinquième.

BNP Paribas en tête en termes de valeur totale des opérations

Si Rothschild est en tête en termes de revenus engrangés, BNP Paribas fait la course en tête pour ce qui est de la valeur totale des opérations qu’elle a conseillées. La banque a ainsi travaillé sur 55 opérations pour une valeur combinée de 53 milliards de dollars. Elle est suivie par Morgan Stanley (20 opérations) et Rothschild (115 opérations), avec respectivement 52,3 et 49,6 milliards de dollars de valeur combinée.
Malgré une baisse globale du marché (-30 %) liée à un effet de base, 2014 ayant été une année record pour le M&A français, les revenus dégagés par les banques sont en progression en 2015. Ils sont passés de 1,88 milliard de dollars en 2014 à 2 milliards cette année. Les entreprises françaises se sont aussi montrées plus offensives avec une hausse de 26% des opérations d’acquisitions à l’étranger. En revanche, les opérations visant le rachat d’une entreprise française ont reculé de 45% en 2015.









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